Les Canaries

 

Histoire des Canaries
souvenir d'un séjour a Ténérife
 en Mars 2010
   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Les îles Canaries étaient connues des Grecs et des Phéniciens qui les désignaient sous le nom d'îles Fortunées et qui y plaçaient le séjour des justes après leur mort. Les Arabes les visitèrent lorsqu'ils furent établis en Afrique, et les Portugais les reconnurent au commencement du XIVe siècle. Elles étaient alors habitées par le peuple si curieux des Guanches. Conquises pour le compte de la Castille, de 1402 à 1405, par Jean de Béthencourt, elles étaient définitivement réduites en provinces espagnoles en 1495, après l'extermination presque complète des indigènes. Depuis lors, elles ont toujours appartenu à l'Espagne. Elles en constituent aujourd'hui l'une des 17 communautés autonomes.

Les Canaries des anciens navigateurs et géographes.
Beaucoup plus rapprochées du continent que les autres îles Atlantiques, puisqu'on ne compte pas plus de 107 kilomètres entre l'île de Fuerteventura et le cap le plus avancé du littoral africain, les Canaries étaient connues dès les commencements de l'histoire. Ce sont les îles des Bienheureux dont parlent les poètes grecs : c'est là que les héros jouissaient d'une éternelle vie, sous un climat délicieux que ne troublaient jamais ni le froid ni la tempête. Mais nul géographe ne pouvait alors indiquer la position précise de ces îles Fortunées qui se confondaient dans l'esprit des Anciens avec toutes les terres atlantiques situées dans le « fleuve Océan » au delà des Portes d'Hercule (= détroit de Gibraltar).

Antiquité.
Les Phéniciens connaissaient bien ces îles, dit expressément Strabon, mais ils tenaient leurs découvertes secrètes, et même dans le Périple de Hannon (texte en ligne) il n'est fait mention que des îles du littoral, dans lesquelles on ne saurait reconnaître les Canaries, à moins que Tenerife ne soit la « contrée des Parfums », d'où s'écoulaient vers la mer des courants embrasés et que dominait une haute montagne appelée par les navigateurs « le Chariot des Dieux ». Cependant, d'après François Lenormant, le nom de Junonia par lequel Ptolémée désigne l'une des îles suffirait à prouver que les Carthaginois y avaient un établissement, car leur grande déesse était Tanit, assimilée à Héra ou à Junon par les Grecs et les Romains. Les plus anciens documents conservés qui cherchent à fixer la position exacte des îles Fortunées appartiennent aux âges de la puissance romaine, et Pline, le premier, rapportant le témoignage des navigateurs gaditains, transmis par un certain Statius Sebosus, donne à l'une des îles ce nom de Canaria, qui lui est resté et que l'on étend aujourd'hui à l'ensemble du groupe. D'après Faidherbe, ce nom de l'archipel serait dérivé du mot berbère Canar ou Ganar, attribué jadis au littoral du continent situé dans le voisinage des îles. Les Wolof appellent encore aujourd'hui Ganar la contrée qui s'étend au nord du Sénégal. N'est-ce pas aussi le nom de Canaria que donne Ptolémée à l'un des caps occidentaux de l'Afrique? Et Pline n'énumère-t-il pas des tribus de Canariens parmi les populations qui vivent autour des monts Atlas? (La géographie dans l'Antiquité).
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Les îles Canaries étaient connues des Grecs et des Phéniciens qui les désignaient sous le nom d'îles Fortunées et qui y plaçaient le séjour des justes après leur mort. Les Arabes les visitèrent lorsqu'ils furent établis en Afrique, et les Portugais les reconnurent au commencement du XIVe siècle. Elles étaient alors habitées par le peuple si curieux des Guanches. Conquises pour le compte de la Castille, de 1402 à 1405, par Jean de Béthencourt, elles étaient définitivement réduites en provinces espagnoles en 1495, après l'extermination presque complète des indigènes. Depuis lors, elles ont toujours appartenu à l'Espagne. Elles en constituent aujourd'hui l'une des 17 communautés autonomes.

 

Les Canaries des anciens navigateurs et géographes.
Beaucoup plus rapprochées du continent que les autres îles Atlantiques, puisqu'on ne compte pas plus de 107 kilomètres entre l'île de Fuerteventura et le cap le plus avancé du littoral africain, les Canaries étaient connues dès les commencements de l'histoire. Ce sont les îles des Bienheureux dont parlent les poètes grecs : c'est là que les héros jouissaient d'une éternelle vie, sous un climat délicieux que ne troublaient jamais ni le froid ni la tempête. Mais nul géographe ne pouvait alors indiquer la position précise de ces îles Fortunées qui se confondaient dans l'esprit des Anciens avec toutes les terres atlantiques situées dans le « fleuve Océan » au delà des Portes d'Hercule (= détroit de Gibraltar).

Antiquité.
Les Phéniciens connaissaient bien ces îles, dit expressément Strabon, mais ils tenaient leurs découvertes secrètes, et même dans le Périple de Hannon (texte en ligne) il n'est fait mention que des îles du littoral, dans lesquelles on ne saurait reconnaître les Canaries, à moins que Tenerife ne soit la « contrée des Parfums », d'où s'écoulaient vers la mer des courants embrasés et que dominait une haute montagne appelée par les navigateurs « le Chariot des Dieux ». Cependant, d'après François Lenormant, le nom de Junonia par lequel Ptolémée désigne l'une des îles suffirait à prouver que les Carthaginois y avaient un établissement, car leur grande déesse était Tanit, assimilée à Héra ou à Junon par les Grecs et les Romains. Les plus anciens documents conservés qui cherchent à fixer la position exacte des îles Fortunées appartiennent aux âges de la puissance romaine, et Pline, le premier, rapportant le témoignage des navigateurs gaditains, transmis par un certain Statius Sebosus, donne à l'une des îles ce nom de Canaria, qui lui est resté et que l'on étend aujourd'hui à l'ensemble du groupe. D'après Faidherbe, ce nom de l'archipel serait dérivé du mot berbère Canar ou Ganar, attribué jadis au littoral du continent situé dans le voisinage des îles. Les Wolof appellent encore aujourd'hui Ganar la contrée qui s'étend au nord du Sénégal. N'est-ce pas aussi le nom de Canaria que donne Ptolémée à l'un des caps occidentaux de l'Afrique? Et Pline n'énumère-t-il pas des tribus de Canariens parmi les populations qui vivent autour des monts Atlas? (La géographie dans l'Antiquité).
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Les îles Canaries étaient connues des Grecs et des Phéniciens qui les désignaient sous le nom d'îles Fortunées et qui y plaçaient le séjour des justes après leur mort. Les Arabes les visitèrent lorsqu'ils furent établis en Afrique, et les Portugais les reconnurent au commencement du XIVe siècle. Elles étaient alors habitées par le peuple si curieux des Guanches. Conquises pour le compte de la Castille, de 1402 à 1405, par Jean de Béthencourt, elles étaient définitivement réduites en provinces espagnoles en 1495, après l'extermination presque complète des indigènes. Depuis lors, elles ont toujours appartenu à l'Espagne. Elles en constituent aujourd'hui l'une des 17 communautés autonomes.

Les Canaries des anciens navigateurs et géographes.
Beaucoup plus rapprochées du continent que les autres îles Atlantiques, puisqu'on ne compte pas plus de 107 kilomètres entre l'île de Fuerteventura et le cap le plus avancé du littoral africain, les Canaries étaient connues dès les commencements de l'histoire. Ce sont les îles des Bienheureux dont parlent les poètes grecs : c'est là que les héros jouissaient d'une éternelle vie, sous un climat délicieux que ne troublaient jamais ni le froid ni la tempête. Mais nul géographe ne pouvait alors indiquer la position précise de ces îles Fortunées qui se confondaient dans l'esprit des Anciens avec toutes les terres atlantiques situées dans le « fleuve Océan » au delà des Portes d'Hercule (= détroit de Gibraltar).

Antiquité.
Les Phéniciens connaissaient bien ces îles, dit expressément Strabon, mais ils tenaient leurs découvertes secrètes, et même dans le Périple de Hannon (texte en ligne) il n'est fait mention que des îles du littoral, dans lesquelles on ne saurait reconnaître les Canaries, à moins que Tenerife ne soit la « contrée des Parfums », d'où s'écoulaient vers la mer des courants embrasés et que dominait une haute montagne appelée par les navigateurs « le Chariot des Dieux ». Cependant, d'après François Lenormant, le nom de Junonia par lequel Ptolémée désigne l'une des îles suffirait à prouver que les Carthaginois y avaient un établissement, car leur grande déesse était Tanit, assimilée à Héra ou à Junon par les Grecs et les Romains. Les plus anciens documents conservés qui cherchent à fixer la position exacte des îles Fortunées appartiennent aux âges de la puissance romaine, et Pline, le premier, rapportant le témoignage des navigateurs gaditains, transmis par un certain Statius Sebosus, donne à l'une des îles ce nom de Canaria, qui lui est resté et que l'on étend aujourd'hui à l'ensemble du groupe. D'après Faidherbe, ce nom de l'archipel serait dérivé du mot berbère Canar ou Ganar, attribué jadis au littoral du continent situé dans le voisinage des îles. Les Wolof appellent encore aujourd'hui Ganar la contrée qui s'étend au nord du Sénégal. N'est-ce pas aussi le nom de Canaria que donne Ptolémée à l'un des caps occidentaux de l'Afrique? Et Pline n'énumère-t-il pas des tribus de Canariens parmi les populations qui vivent autour des monts Atlas? (La géographie dans l'Antiquité).
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Super Diaporama sur les Canaries réalisé par, un ami  André  Giffard de Rennes " clic si dessous "

 http://www.studio-graphx.com/Vacances%20aux%20Canaries.pdf             bien attendre le téléchargement
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